
Je reçois quatre sacs complets de pansements, compresses et autres ustensiles pour mes soins quotidiens. Je rencontre les gens fabuleux qui vont discuter directement avec Vlad (autrement dit, mon fessier) pendant deux mois environ (les pauvres) plutôt que face à moi. J’espère qu’ils s’habitueront.
La stomathérapeute (= experte de la vie après l’ablation violente d’une partie du corps) m’avait conseillé de prendre un antalgique 20 minutes avant le soin. Je le faisais toujours les 15 premiers jours, et me mettait en position de phoque sur un rocher en attendant le coup de sonnette. C’est un bon moment car c’est la seule position où il n’y a absolument aucune gêne ni douleur.
Le premier soin se fait sans aucune douleur, et majoritairement, cela restera le cas. A chaque fois :
- L’infirmière décolle le pansement.
- Elle retire la mèche normalement imbibée de lymphe, fibrine et autres liquides que le corps sécrète pour cicatriser. Note : la mèche est une bande de coton/tissu fine. Je le précise parce que je m’imaginais que c’était une mèche type mèche de bougie et qu’on allait me recoudre tous les jours … mais non, c’est nettement moins violent !
- Elle nettoie la plaie au sérum physiologique avec une compresse.
- Elle retire si nécessaire la fibrine (petits éléments blancs épais) accrochée aux parois de la plaie.
- Elle remet une nouvelle mèche, une compresse, et un gros pansement américain (oui, ça fait couche, mais croyez-moi, je préfère avoir deux épaisseurs quand on m’a retiré tout l’épiderme à l’endroit précis où je m’assieds.)
- Tadaaaa ! (photo du pansement sexy dans la page réservée aux gens insensibles très bientôt)
POUR LES CURIEUX OU LES FUTURS PROPRIETAIRES DE VLADIMIR (OU SA FAMILLE) : J’ai tenu à prendre une photo de l’avancée de la cicatrisation de ma plaie. Ce n’est pas joli à voir et pas pour les âmes sensibles, voilà pourquoi je ne vous les expose pas comme ça, sans crier gare. Si vous désirez voir les photos et que vous avez plus de 18 ans, rendez-vous dans sur la page dédiée ou en cliquant ici.